8 mars 2025 en Côte d’Ivoire : 30 ans après Beijing, des avancées… mais encore tant à faire

Le 8 mars 2025 – La Journée internationale des droits des femmes a été célébrée en grande pompe à Dimbokro, marquant la 48ᵉ édition de cet événement mondial en Côte d’Ivoire.

Le 8 mars 2025 – La Journée internationale des droits des femmes a été célébrée en grande pompe à Dimbokro, marquant la 48ᵉ édition de cet événement mondial en Côte d’Ivoire. Le thème retenu cette année : « Droits de la femme en Côte d’Ivoire : 30 ans après Beijing – Réalisations et stratégies pour l’avenir », a placé la journée sous le signe du bilan et de la projection.

Placée sous le haut patronage de la Première dame Dominique Ouattara, la cérémonie officielle a été l’occasion pour la ministre Nassénéba Touré de dresser un état des lieux des progrès accomplis depuis la Conférence de Beijing en 1995. À son actif : plus de 500 000 femmes financées par le FAFCI, une meilleure représentation féminine dans les corps militaires, et des avancées législatives dans le domaine des droits familiaux et de la lutte contre les violences basées sur le genre.

« Nous avons fait des pas significatifs, mais le combat pour l’égalité n’est pas encore gagné », a reconnu la ministre devant une salle comble.

Des voix critiques pour un engagement plus concret

Mais si les autorités ont salué les avancées, certaines organisations féminines ont tenu à rappeler les défis encore brûlants. L’Organisation des Femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI), par la voix de sa présidente Paule Ginette Sopou, a dénoncé la persistance des violences faites aux femmes, les féminicides, l’application incomplète des lois, et la sous-représentation des femmes dans les sphères de décision.

« Les femmes restent les grandes oubliées de la croissance économique. Elles demandent plus que des discours : elles veulent des actes », a-t-elle martelé.

Un moment de mobilisation, mais aussi de réflexion

Outre les allocutions officielles, la journée a été marquée par un panel de haut niveau, où diplomates, responsables politiques et acteurs de la société civile ont échangé autour des priorités pour l’avenir. L’ambassadrice des États-Unis, Jessica Davis Ba, y a pris part, soulignant l’importance de politiques inclusives et durables.

La présidente du Sénat, Kandia Camara, marraine de l’événement, a assuré que l’égalité des sexes resterait une priorité au sommet de l’État : « Le Sénat sera toujours un allié dans la construction d’une société juste et inclusive. »

Et maintenant ?

Au-delà des festivités et des déclarations, cette journée du 8 mars 2025 aura permis de faire entendre, une fois encore, la voix des femmes ivoiriennes. Une voix qui réclame non seulement l’égalité de droits, mais aussi l’égalité de chances, de traitement et de considération. Le rendez-vous est pris pour demain, car comme le dit l’adage : la lutte continue.

Edité par kafidele

Amy Kouadio
Amy Kouadio
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