Cancer du sein, on en parle ?

De plus en plus, les sociétés modernes font face à une maladie qui prend de l’ampleur au fil du temps : le cancer. L’Alliance des Ligues Francophone Africaine et Méditerranéenne contre le cancer (ALLIAM)

De plus en plus, les sociétés modernes font face à une maladie qui prend de l’ampleur au fil du temps : le cancer. L’Alliance des Ligues Francophone Africaine et Méditerranéenne contre le cancer (ALLIAM), a déclaré en 2015 plus de 15 millions de nouveaux cas détectés et près de 9 millions de décès dans le monde entier. Il se décline sous plusieurs formes dont le cancer de l’utérus, le cancer du foie, le cancer de la prostate, etc. Aujourd’hui, santé femme s’intéresse au cancer du sein, une maladie très grave, qui continue de faire de nombreuses victimes malgré l’évolution de la médecine. 

Il y a dix ans déjà, Maeterlinck, écrivain belge, dans l’un de ses ouvrages intitulé  Le bruit de l’indicible dans les drames de Maeterlinck et de Beckett désignait le cancer comme « le symbole de la fatalité, un mal insidieux, terrible qui peut toucher toutes les catégories de la classe sociale ». Le cancer tue aujourd’hui près de 150 000 français par an, soit une personne toutes les quatre minutes. De même, toutes les deux minutes, un européen meurt du cancer. Pour ce qui est du cancer du sein, nombreuses sont les victimes de cette maladie. Actuellement en Côte d’Ivoire, le taux de mortalité est estimé à près de 75%, alors qu’il était de 54% en 2015 selon le docteur Comoé, médecin au service de cancérologie du CHU de Treichville dans une interview accordée au blog Elle (blog dédié au bien-être de la femme). Véritable problème de santé publique, le cancer du sein touche actuellement 12.000 personnes en Côte d’Ivoire, et 2500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année.

Qu’est-ce donc le cancer du sein ?

Il prend naissance comme son nom l’indique dans les cellules du sein. Selon les explications données par M. N’da, professeur agrégé au CHU de Cocody en anatomie pathologie, « un cancer c’est une prolifération anormale, c’est-à-dire une multiplication anormale d’une cellule donnée. Cette cellule peut être une cellule du foie, de l’utérus, du poumon etc. Et donc, on parle de cancer du sein, lorsque cette prolifération va se développer sur le site appelé sein ou encore glande mammaire ». L’encyclopédie médicale Larousse consacre une bonne quantité de page pour expliquer le processus de la maladie. 

Le cancer du sein est le plus souvent ce que l’on appelle « hormonodépendant », c’est-à-dire que son développement est directement lié aux fluctuations du taux des hormones féminines dans l’organisme. Ses facteurs de risque principaux sont donc plus hormonaux. Ce sont : la puberté précoce, cycle sans ovulation, absence d’enfant, grossesse tardive, absence d’allaitement, ménopause tardive, etc. Ces facteurs prédisposent donc toutes les femmes au risque d’être atteinte par le cancer du sein.

D’autres facteurs de risque liés au régime alimentaire ne sont pas négligeables. Une alimentation déséquilibrée riche en graisse et pauvre en végétaux, la consommation abusive du tabac et de l’alcool peut être un facteur de risque du cancer du sein.

Contrairement à ce que pense la majorité des personnes, le cancer du sein n’est ni contagieux ni héréditaire. Toutefois, il peut avoir de rares cas où il existe une prédisposition génétique, c’est-à-dire un facteur familial favorisant le cancer chez une personne.

Comment l’éviter ?

De nombreuses femmes meurent chaque année du cancer du sein malgré les campagnes de sensibilisation. En côte d’ivoire nous somme à plus de 2000 cas par ans et plus de la moitié en meurt.  Même quand ce n’est pas le cas, un grand nombre de patientes sont atteintes d’un traumatisme psychologique qui les conduit peu à peu à la dépression ou même encore à la mort. Pour éviter le cancer du sein, il faut le prévenir par les bonnes pratiques. En voici trois qui ne coûte pas grandes choses :

  • L’autopalpation 

Le taux de survie à 5 ans pour le cancer du sein détecté tôt et confiné au sein est de 99 %. En clair, plus le dépistage d’un cancer du sein est précoce, plus les chances de guérison sont importantes. Il est donc conseillé de faire soit même une autopalpation dès l’âge de 20 ans. Elle est à réaliser de préférence quelques jours après les règles.

  • Une alimentation saine et équilibré

Oui, on peut prévenir le cancer du sein par une alimentation saine et équilibrer, en évitant la consommation du tabac et de l’alcool. Consommez beaucoup de fruits et légumes. Evitez la viande transformée et la viande rouge.

  • Le sport 

L’obésité et/ou le fait d’avoir une forte poitrine vous rend plus vulnérable face au cancer du sein. Pratiquer plus d’activité physique va vous aidez à contrôler votre poids et donc éliminer le maximum de graisse indésirée dans votre organisme.

Le cancer du sein est une maladie grave, certes, mais pas une fatalité. On peut le prévenir par le dépistage et beaucoup d’autres attitudes saines précitées.  A celles qui en sont déjà victimes, sachez qu’aujourd’hui, on peut guérir du cancer.

Sarah KOSSONOU

Amy Kouadio
Amy Kouadio
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