Petits commerces / La vente de l’alloco

Les activités commerciales en Côte d’Ivoire se situent à différentes échelles. Nous dénombrons celles menées par les grosses Entreprises, celles menées par les PME et PMI et celles pratiquées par des individus.

Les activités commerciales en Côte d’Ivoire se situent à différentes échelles. Nous dénombrons celles menées par les grosses Entreprises, celles menées par les PME et PMI et celles pratiquées par des individus. La plupart de ces petites activités de commerce sont menées par les femmes qui tant bien que mal arrivent à tirer leur épingle du jeu. Parlons de la vente de « l’Alloco » un commerce négligé mais qui nourrit la famille. Interrogée, une vendeuse parle des difficultés qu’elle a rencontrées, mais qui ne l’ont pas freinée dans ce commerce :

Présentez-vous et parlez-nous de votre activité

Je me nomme Kouadio Flore, j’habite la commune de Yopougon. Je suis mère de trois enfants, et je vends de l’alloco depuis plus de deux ans. A mes débuts j’ai connu des difficultés comme toutes les autres vendeuses d’alloco. Pas trop de clients et sur l’alignement nous étions au moins trois vendeuses d’alloco. Certaines ont abandonné parce qu’elles disent que ça ne marche pas et pourtant les clients d’alloco dans le quartier on ne peut pas les compter : enfants, jeunes, hommes et femmes accourent. Ils prennent l’alloco comme le gouter de 16h pour les tous petits et comme nourriture pour les jeunes et grandes personnes. En tous cas, pour chacune finissait au bout d’un moment, mais les autres femmes ont fini par abandonner et je suis restée seule.

Présentez-vous et parlez-nous de votre activité

Je me nomme Kouadio Flore, j’habite la commune de Yopougon. Je suis mère de trois enfants, et je vends de l’alloco depuis plus de deux ans. A mes débuts j’ai connu des difficultés comme toutes les autres vendeuses d’alloco. Pas trop de clients et sur l’alignement nous étions au moins trois vendeuses d’alloco. Certaines ont abandonné parce qu’elles disent que ça ne marche pas et pourtant les clients d’alloco dans le quartier on ne peut pas les compter : enfants, jeunes, hommes et femmes accourent. Ils prennent l’alloco comme le gouter de 16h pour les tous petits et comme nourriture pour les jeunes et grandes personnes. En tous cas, pour chacune finissait au bout d’un moment, mais les autres femmes ont fini par abandonner et je suis restée seule.

Comment avez-vous fait pour tenir jusqu’aujourd’hui ?

Déjà il faut dire qu’aucun métier n’est facile, surtout la vente de l’alloco. Il faut beaucoup de courage, de patience et de délicatesse. Il faut savoir bien faire dorer l’alloco, bien accueillir la clientèle de sorte qu’elle retourne satisfaite. Bien qu’il y ait certains qui sont compliqués, je m’arrange toujours à utiliser les mots polis afin de ne pas les perdre : du genre ‘’as-tu bien mangé mon chéri ?’’ toujours avec un beau sourire. Pour tenir, non seulement je prends soin de mes clients mais, je mise plus sur mes condiments et le sérieux dans mon activité. Je prends cela à cœur comme tout autre métier. Pour moi, c’est mon entreprise donc je ne joue pas avec.

La vente d’alloco est-elle une activité rentable ?

Je dirais oui.

Quel est votre secret, pour des femmes qui veulent faire la vente de l’alloco ?

Franchement je n’ai pas grand secret. Comme je l’ai dit, c’est mon entreprise et donc je travaille comme tout chef d’entreprise. Je me lève tôt le matin pour faire mon marcher en prenant le soin de bien préparer les accompagnements comme (œuf, patte de poulet et poisson bien grillé). Ensuite je fais la mise en place. Je prends surtout le soin de bien griller la banane et d’être joviale envers la clientèle, pas de mine serrée. Il ne faut surtout pas oublier l’hygiène des ustensiles et de bien laver les mains avant de servir. Ne pas permettre aux clients de toucher, les poissons avec la main. Je mets du sérieux franchement dans ce que je fais. Voilà mon secret : le « sérieux » en toute chose et surtout je le redis, la propreté est très importante et rester toujours belle et propre étant femme.

Quel bénéfice tirez-vous ?

Lorsque je finis de vendre, je fais ma comptabilité. Je retire le prix d’achat de la marchandise que je sépare du bénéfice. Je peux dire que par jour j’ai au moins dix mille franc CFA comme bénéfice. Ce n’est pas petit ! Il m’arrive même de gagner plus que ça, quand tout marche bien. J’ai ouvert un compte dans lequel je verse cinq à dix mille franc par jour. Je ne touche pas à ce compte. Il faut dire que grâce à cette manière de travailler, je réussis à payer mon loyer, à venir en aide à ma famille et même à payer l’école de mes enfants. En tous cas je ne peux pas me plaindre. J’ai même souscrit à l’achat d’un terrain sur la voie de Yopougon-songon. Je peux dire que cette vente d’alloco prise au sérieux, je m’en sors.

Alors qu’elle est le conseil que vous pouvez donner aux femmes ?

Je dirais aux femmes que seul le courage paie. Il faut être organisée dans la vente peu importe le commerce exercé. La vente d’alloco est un métier à prendre au sérieux. Même s’il y a des difficultés, il ne faut pas être découragées.  Si cela est vraiment dans votre cœur comme métier vous verrez le secret comme moi. Ne vous occupez pas des regards, surtout soyez toujours contentes et heureuses même si ça ne marche pas. Gardez toujours la tête haute et soyez belles, chics et propres car nul ne sait d’où peux venir un bonheur.

Charles Tohou

Amy Kouadio
Amy Kouadio
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