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Si vous réfléchissez superficiellement, vous ne sentirez pas le besoin d’apprendre
Une fois que vous êtes conscient de vos faiblesses, vous avez automatiquement le cœur qui veut apprendre.
Une fois que vous êtes conscient de vos faiblesses, vous avez automatiquement le cœur qui veut apprendre. Quiconque apprend correctement peut mener une vie épanouie, incomparable à celle qu’il a toujours menée.
À l’instant où l’on démarre une voiture, son moteur se met en marche. Par la suite, si on manipule le levier de vitesse et l’accélérateur, le véhicule se met à bouger. Voici le principe : la création et la transmission d’une force entraîne le déplacement de la voiture. Il en est de même pour notre vie. Très souvent, les choses que nous écoutons et regardons influencent notre cœur. Ainsi, lorsqu’on accepte une de ces choses, notre corps réagit. Lorsqu’on regarde de près, on peut noter que notre environnement ainsi que les gens autour de nous, influencent fortement notre vie. Même les pensées qui se forment en nous, déterminent notre vie. Par conséquent, nous souffrons et traversons le malheur pendant que nous vivons, parce que nous sommes influencés par le mal et nous avons des difficultés à accepter les bonnes choses.
Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ?
La Bible nous parle de l’histoire du « Bon Samaritain » que tout le monde connaît. Cette histoire commence par la question du docteur de la loi : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? ». À l’époque en Israël, on appelait les hommes qui étudiaient, observaient et enseignaient la loi, les docteurs de la loi. Jésus lui posa la question à savoir : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » La loi contient plusieurs choses, mais cette question signifie qu’on peut lire la loi de différentes manières. Et voici la réponse du docteur de la loi : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » La réponse du docteur a résumé le contenu de la loi. Cela veut dire que tant que Dieu aime l’homme, ce dernier devrait aussi l’aimer de tout son cœur, de toute sa force, et de toute sa pensée et aimer son prochain comme lui-même. Jésus lui répondit alors : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras. »
Si la conversation se terminait ainsi, on ne parlerait pas de l’histoire du bon Samaritain, mais le docteur voulait donner l’impression d’une personne qui veut observer la loi.
À la question du docteur de la loi qui demanda : « Qui est mon prochain ? », la réponse de Jésus fut comme suite, parlant du bon Samaritain, un homme descendit de Jérusalem à Jéricho et il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi-mort. Un sacrificateur qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre, ainsi qu’un lévite. Un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin, puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte et dit : prends soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Jésus posa une question après avoir raconté cette histoire au docteur de la loi :
– Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au
milieu des brigands ?
– C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi.
– Va, et toi, fais de même.
Aimer son prochain comme soi-même est une chose impossible
Tous ceux qui connaissent l’histoire du bon Samaritain pensent pour la plupart qu’il leur faut aimer leur prochain comme eux-mêmes à la manière du bon Samaritain. La majorité d’entre eux enseigne à l’église d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa force et de toute sa pensée et son prochain comme soi-même.
Il m’arriva un jour de me poser la question suivante devant les feux tricolores : « N’y a-t-il pas un moyen de ne pas gaspiller mon temps devant le feu rouge lorsque je suis au volant ? » Ainsi, un jour, j’ai posé ma Bible sur le siège d’à côté pour la lire lorsque je serais devant le feu rouge. Tout d’un coup, j’entendis «Pan ! Pan ! » et je ne vis aucune voiture autour de moi lorsque je soulevai ma tête. Je n’avais pas su que le feu avait changé de couleur. Les gens qui étaient derrière moi avaient klaxonné parce que je leur bloquais le passage. En dépit de mes efforts pour me concentrer sur le changement des feux tricolores pendant que je lisais la Bible, j’oubliais que j’étais au volant. J’ai compris que cette méthode ne marcherait pas après l’avoir essayée toute une journée. Plus tard, j’ai encore essayé, mais j’ai fini par abandonner de peur de causer un accident.
Pour moi, conduire tout le temps de tout mon cœur est aussi impossible que d’aimer Dieu de toute ma force et de tout mon cœur. Si j’adore Dieu de tout mon cœur, lorsque je lis la Bible, je ne dois pas faire quelque chose d’autre. L’on sait très bien qu’une telle adoration de Dieu est nécessaire, mais personne ne parvient à la mettre en pratique. Aimer son prochain comme soi-même est aussi une chose impossible. Lorsque mon prochain a faim, je n’ai pas faim. Quand il a mal, je n’ai pas forcément mal, mais comment puis-je le traiter comme moi au moment où j’ai faim et au moment où j’ai mal ? Je peux sans doute l’aider sans pour autant l’aimer comme moi-même.
Cependant, certains pensent qu’ils sont censés agir comme le bon Samaritain. Sans toutefois essayer, ils se croient capables, car ils ne sont jamais allés jusqu’au bout de leurs pensées. Si l’on ne va pas jusqu’au bout de sa réflexion, on ne parvient pas à une conclusion précise. Lorsque les gens comprennent une chose en général, ils prennent des décisions positives en disant : « Tiens ! Ça vaut le coup ! », croyant qu’elle se réaliserait.
Un autre point de vue de la loi et l’arrogance du docteur de la loi
La question « Qu’y lis-tu ? » de Jésus au docteur de la loi, signifie qu’il existe différentes interprétations de la loi. Pour le docteur de la loi, Dieu a ordonné d’aimer nos prochains comme nous-mêmes. Quant à Jésus, il lui a donné un nouveau point de vue de la loi. Même si le docteur a rassuré qu’il aimerait son prochain, le bon Samaritain qui apparaît dans la Parole de Jésus désigne Jésus lui-même. Dans ce cas, sous quelle forme le docteur de la loi est-il présenté ? Sous forme d’un homme qui fut battu par les brigands. Tout Homme, aujourd’hui, y compris le docteur de la loi, est mourant à l’image de cet homme qui fut battu par les brigands.
Ainsi, Jésus nous a sauvés car, il nous a aimés comme lui-même.
Le docteur de la loi a dit qu’il aimerait son prochain comme lui-même en se mettant à la place de Jésus. Pourquoi a-t-il pensé ainsi ? Il se croyait suffisamment capable, parce qu’il a jusque-là observé la loi et l’a enseignée. Il trouvait qu’il était en mesure d’observer la loi, car il a plus ou moins réussi à le faire autrefois.
Pourquoi le sacrificateur et le lévite ont-ils fui lorsqu’ils virent l’homme battu par les brigands ? Ils prirent la fuite car ils pensèrent : « Il se pourrait que les brigands ne soient pas loin d’ici. Si jamais, ils me voient, je deviendrai comme celui-ci ! » Si l’on veut aider l’homme mourant, il faut être conscient du risque de perdre sa propre vie. Pour le cas du bon samaritain, il risqua sa vie pour le sauver et il lui donna tout ce qu’il a.
Quand bien même le docteur de la loi ne put faire pareille chose, il demanda qui était son prochain, afin de l’aimer comme lui-même. Il n’a pas réfléchi jusqu’au bout pour vérifier s’il pouvait véritablement le faire ou pas.
Le docteur de la loi n’a pas été capable d’aimer Dieu et ses proches comme lui-même. Autrement dit, il pense pouvoir bien observer la loi tandis qu’il est une personne qui ne peut que l’enfreindre tous les jours.
Quiconque manque de réflexion profonde tombe dans l’illusion selon laquelle il est une bonne personne. Il se croit facilement capable de tout à condition de se déterminer à le faire. Un addict à l’alcool, aux jeux de hasard et à la drogue ne peut jamais s’en abstenir facilement, mais ceux qui ignorent ce fait pensent qu’ils sont suffisamment capables de s’en abstenir s’ils se décident. Que font-ils alors ? Ils se disent : « Je dois arrêter de boire ! Je dois arrêter de jouer aux jeux de hasard ! » Toutefois, rare sont ceux qui ont réussi à arrêter de boire, de jouer aux jeux de hasard ou de consommer la drogue. Ceux qui veulent cesser de fumer se disent : « Je fumerai juste aujourd’hui et j’arrêterai à partir de demain ! » Mais ils fument davantage le lendemain. Et quand ils se voient incapables de s’en abstenir, la quantité de cigarettes ne fait qu’augmenter.
Ceux qui réfléchissent superficiellement pensent que tout ira bien
Supposons qu’il y ait ici un arbre avec son tronc, ses branches, ses feuilles et ses fleurs. Comparons notre capacité de réflexion à la façon d’observer l’arbre. Certaines personnes verront l’arbre de loin et diront : « Voici un arbre. » D’autres qui se rapprocheront de l’arbre diront : « Le tronc de cet arbre est assez résistant et ses fleurs sont belles. » Et d’autres encore iront plus près pour dire : « Cet arbre est bien grand, mais les insectes ont beaucoup mangé ses feuilles ! » Celui qui réfléchit légèrement affirme facilement que les choses iront bien. Parce qu’il n’a pas tiré la conclusion en poussant sa réflexion jusqu’au bout, il croit que tout ira bien.
En réalité, certaines personnes croient qu’il suffit simplement de travailler ardemment, sans vérifier les résultats. Parfois, nos efforts ne suffisent pas pour accomplir certaines choses. Par exemple, nous ne pouvons jamais aimer nos proches comme nous-mêmes, comme le bon Samaritain. Les gens pensent qu’ils se connaissent bien alors qu’ils ne se connaissent qu’en partie. Ainsi, ils affrontent des difficultés en raison du fait qu’ils ne les ont pas du tout prévues.
Dans la vie, il est en réalité difficile d’affirmer qu’on est intelligent et bon. Personne ne peut dire qu’elle est fidèle et qu’elle ne ment pas, à moins de l’avoir déjà essayé. Face à un quelconque problème, tout homme découvre à quel point il est nul et faible. Il arrive souvent qu’on se rende compte de ses incompétences alors qu’on se croyait doué. Le monde intérieur de la pensée est ainsi différent du monde réel.
On ne ressent plus le besoin d’apprendre si l’on a l’impression que les choses vont bien
Par manque de réflexion, celui qui se croit intelligent et bon n’apprend plus les choses correctement, parce qu’il pense qu’il sait tout et qu’il est capable de réussir toutes choses. Qui penserait apprendre tandis qu’il pense déjà que tout va bien ? Des connaissances générales d’un aspect ne sont pas forcément la vérité. En regardant un arbre de loin, l’on dira : « Que cet arbre est beau ! » Mais de près, on trouvera plusieurs feuilles mangées par des insectes et des feuilles sèches. Quant au docteur de la loi, il pensait qu’il était en mesure d’observer toute la loi parce qu’il a étudié la loi et l’a observé en partie. Cependant, la réalité était tout autre. L’homme devient heureux au moment où il découvre qui il est. « Ah, voici à quel point je suis menteur et méchant ! » Lorsqu’on parvient à se connaître correctement, on a envie d’apprendre. Rien n’est meilleur que le fait d’apprendre une chose étape par étape. En revanche, plusieurs personnes préfèrent vivre à leur guise et trouvent difficile d’apprendre de nouvelles choses. Une fois qu’on réfléchit et qu’on conclut qu’on est incapable de réaliser une chose, les attitudes de notre vie changent. Quiconque se connaît se lance immédiatement à l’apprentissage. Il ne va pas seulement apprendre et accepter seulement les choses compréhensibles, mais aussi celles qui sont incompréhensibles. En apprenant une chose, une fois, deux fois et ainsi de suite, notre capacité de réflexion finit par s’élargir. Quiconque apprend, peut mener une vie épanouie, incomparable à celle qu’il a menée par le passé.

OCK SOO PARK
fondateur de l’International Youth Fellowship, expert dans la résolution des problèmes de jeunes et maître de Mind Education.



