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Yolande Yacé, 60 ans, décroche un Master à HEC Paris : un message fort aux femmes africaines
À 60 ans, Yolande Yacé, épouse du Maire de Cocody, vient de prouver qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre, évoluer, et se réinventer.
Et si l’âge n’était plus un frein mais un moteur ? À 60 ans, Yolande Yacé, épouse du Maire de Cocody, vient de prouver qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre, évoluer, et se réinventer. Samedi 14 juin 2025, elle recevait son diplôme de Master en Management Stratégique à HEC Paris, l’une des institutions les plus prestigieuses du monde. Une consécration personnelle qui résonne comme un cri d’espoir pour toutes les femmes africaines, souvent tiraillées entre responsabilités familiales et ambitions personnelles.
« La foi en soi peut déplacer des montagnes »

Dans une robe sobre et un sourire rayonnant, Yolande Yacé a foulé la scène de la cérémonie de graduation d’HEC Paris avec humilité et fierté. Deux ans d’efforts, de sacrifices et de résilience récompensés par un diplôme internationalement reconnu. « À 60 ans, je viens de faire l’expérience qui prouve qu’il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves », a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux. Son message est sans équivoque : l’éducation est un pouvoir transgénérationnel, et il est temps que les femmes s’en saisissent pleinement.
Une femme engagée sur tous les fronts
Épouse de Jean-Marc Yacé, maire de la commune huppée de Cocody, Yolande Yacé ne se contente pas d’être une Première Dame de district. Conseillère municipale active, elle œuvre depuis des années dans le social, le soutien aux femmes et la jeunesse. Elle est aussi mère de famille, épouse attentionnée, et figure discrète mais influente de la scène sociale abidjanaise. Mère de la Miss Côte d’Ivoire 2021, elle incarne à la fois la douceur maternelle et la rigueur du leadership.
Son engagement ne s’arrête pas aux discours. Entre les actions pour le microcrédit, la formation des jeunes filles ou encore la promotion de la santé maternelle, elle participe à bâtir un tissu social plus juste, plus inclusif. Loin d’être une pause mondaine, son retour sur les bancs d’école s’inscrit dans une stratégie claire : acquérir de nouvelles compétences pour servir autrement.
Un pari sur l’avenir, un exemple pour la société
Dans une Afrique où les femmes sont souvent reléguées à des rôles secondaires, particulièrement passé un certain âge, Yolande Yacé casse les codes. Son choix de reprendre les études n’a rien d’anodin. Il est le fruit d’une conviction : celle que l’apprentissage ne s’arrête jamais et que chaque femme peut s’autoriser à rêver plus grand.

À travers ce diplôme, elle espère insuffler un nouvel élan aux femmes ivoiriennes, qu’elles soient mères au foyer, entrepreneures, élues locales ou tout simplement en quête de soi. Elle incarne cette génération de femmes pour qui l’âge n’est pas un frein, mais une richesse. Et surtout, elle rappelle qu’aucune ambition n’est trop grande lorsqu’elle est nourrie par la persévérance.
Le leadership féminin version Yolande Yacé
Forte de son Master en Management Stratégique, Yolande Yacé ambitionne désormais de faire évoluer son action sur le terrain. Ce bagage théorique, combiné à son expérience du terrain, lui permettra d’approfondir sa contribution à la gouvernance municipale, au développement communautaire, et à l’entrepreneuriat féminin.
Son parcours inspire. Il montre que l’excellence ne se mesure pas à l’âge ou au statut, mais à la volonté de servir avec compétence et authenticité. Discrète mais déterminée, elle trace une voie nouvelle pour les femmes qui, trop souvent, s’autocensurent.
Un symbole pour les femmes d’Afrique
Plus qu’un diplôme, c’est un message qu’envoie Yolande Yacé : il n’est jamais trop tard pour apprendre, évoluer, et réaliser ses rêves. Dans un continent où l’accès à l’éducation reste un défi pour nombre de femmes, son parcours résonne comme une invitation à briser les chaînes mentales et sociétales.
Le courage, l’humilité, et la foi qu’elle incarne sont autant de valeurs à transmettre aux jeunes filles, aux femmes mariées, aux professionnelles qui doutent encore. À 60 ans, elle ouvre une brèche dans l’imaginaire collectif : celle d’une femme accomplie, mais toujours en quête de sens et de savoir.
Alors, et vous ? Qu’attendez-vous pour (re)prendre votre destin en main ?
KI Prosper
Journaliste stagiaire



