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SILA 2025 – La place des femmes dans la littérature africaine : Conseils de certaines écrivaines.
Je suis la preuve quand même que les femmes de plus en plus s’affirment, s’affichent et confirment leur talent. (…)
« Je suis la preuve quand même que les femmes de plus en plus s’affirment, s’affichent et confirment leur talent. (…) Elles prennent des initiatives et c’est encourageant. Je veux répondre avec un grand oui comme si c’était à la mairie : Oui, les femmes aujourd’hui occupent une grande place dans la littérature africaine » Ces mots sont ceux de Marie Laure N’Goran, journaliste et écrivaine que nous interviewions le 09 mai 2025 lors d’un reportage au SILA sur la question de la place de la femme dans la littérature africaine.
Par-dessus les stéréotypes
Chargé d’émotions, de convivialité et d’ambiance festive, le parc des expositions accueillait pour la 15ème édition du SILA (Salon International du Livre d’Abidjan) auteurs, éditeurs, libraires et lecteurs qui partageaient ensemble des instants mémorables. Certaines femmes et jeunes filles se dirigeaient majoritairement vers les stands d’autrices. Malgré leurs passions pour la lecture et l’écriture, celles-ci peinent à entamer une carrière dans le monde du livre.
Face à la peur de commencer et les stéréotypes créés par l’opinion commune Marie Laure N’Goran conseille : « Il faudrait qu’on enlève de nos têtes les stéréotypes c’est-à-dire les blocages. (…) Il faudrait qu’il y ait des initiatives qui accompagnent ces jeunes talents, ces personnes qui voudraient vraiment s’élancer dans l’écriture ». Son engagement est clair : aider les jeunes filles qui peinent à embrasser la carrière d’écrivaine.
En nous expliquant le fond de son livre Le cœur d’une femme, Cécile Sika Boga, écrivaine ivoirienne, invite les femmes et les jeunes filles à écrire pour exprimer ce qu’elles ressentent en leur cœur. Elle dit ceci : « La femme a quelque chose à dire en dehors de ce qu’on présente d’elle dans les livres écrits par les autres. (…) Elle est quelqu’un qui pense, qui a un cœur, qui a envie de s’exprimer. (…) Écrire, pour la femme, c’est aussi une façon de se faire entendre et faire savoir aux autres femmes que c’est à nous de dire ce que nous sommes et ce que nous voulons »
Recherche de jeunes modèles féminins
L’autre obstacle qui retarde souvent l’ascension de certaines jeunes filles qui aspirent au métier d’écriture, c’est la recherche de jeunes modèles féminins qui inspirent et qui soutiennent. Aurélie Ehoule-Aka, jeune écrivaine de 28 ans, témoigne : « Sur mon stand, il y’a des papas qui viennent pour voir des représentations féminines pour leurs filles. Ils me donnent des témoignages : j’ai vu tes romans et je les ai acheté pour dire à ma fille qu’elle peut aussi écrire. Et que l’écriture n’est pas réservée qu’aux grandes personnes et aux hommes » En tant que modèle, Aurélie inspire, soutient et donne de la force à toutes ces jeunes filles qui souhaitent s’aventurer dans l’écriture. Mais, combien de Aurélie comptons-nous ?
De brillantes écrivaines au SILA



Avec un décor fabuleux et tradi-moderne, le parc des expositions d’Abidjan abritait en son sein de brillantes écrivaines qui font la fierté de la Côte-d’Ivoire et de l’Afrique. Leurs œuvres enchantaient les lecteurs venus d’ici et d’ailleurs. Parents, jeunes et enfants s’enthousiasmaient à la rencontre de leurs auteurs.
Des figures emblématiques féminines étaient représentées : Euphrasie Kouassi Yao, autrice et conseillère spéciale du Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire en charge du Genre, Anzata Ouattara, autrice de la série Les coups de la vie, Wêrê Wêrê Liking, écrivaine et grande promotrice de la culture africaine, Cécile Sika Boga, écrivaine ivoirienne et soucieuse de l’émancipation de la femme etc. Elles s’activaient toutes à travers un accueil chaleureux de leur lectorat.
Plus qu’un salon, la 15ème édition du SILA était un véritable espace d’échange, de transmission et de célébration de la culture. C’était une occasion pour les jeunes élèves et étudiants de tisser des liens directs et profonds avec leurs auteurs tout en ravivant la flamme de la lecture.
KI Prosper
Journaliste stagiaire



